
Produit très apprécié dans l’alimentation quotidienne des Camerounais, le maquereau occupe une place importante dans les habitudes culinaires. Accessible et nutritif, il est souvent considéré comme une alternative moins coûteuse à la viande. Cependant, depuis quelque temps, ce poisson se fait de plus en plus rare sur les étals des marchés, suscitant inquiétude et interrogations chez les consommateurs.
Dans plusieurs marchés, les vendeuses constatent une baisse significative de l’approvisionnement en maquereau. Cette rareté s’accompagne d’une hausse des prix, rendant ce produit autrefois abordable de plus en plus difficile à acheter pour de nombreuses familles.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. D’abord, les difficultés liées à l’importation du poisson, notamment en raison des coûts élevés du transport et des perturbations dans les circuits d’approvisionnement, jouent un rôle important. Ensuite, la diminution des ressources halieutiques, due à la surpêche et aux changements climatiques, contribue également à la baisse de disponibilité du maquereau.
Par ailleurs, certains commerçants évoquent des problèmes de conservation et de distribution, notamment le manque d’infrastructures adaptées comme les chambres froides. Cela entraîne des pertes importantes et limite la quantité de poisson disponible sur le marché.
Les conséquences de cette rareté sont nombreuses. Les consommateurs se tournent vers d’autres sources de protéines, souvent plus coûteuses. Cette situation impacte directement le budget des ménages et modifie les habitudes alimentaires. Elle affecte également les vendeurs, dont les revenus diminuent en raison de la baisse des ventes.
La rareté du maquereau dans les marchés camerounais constitue un véritable problème de société, car elle touche à la fois l’alimentation et le pouvoir d’achat des populations. Pour y remédier, il est essentiel de renforcer les politiques de pêche, d’encourager la production locale et d’améliorer les circuits de distribution. Sans solutions durables, cette situation pourrait s’aggraver et affecter davantage le quotidien des Camerounais.
